Steve Ryges

Auteur et rédacteur web

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Dans la brume, elle attendait

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proches Ă©taient visibles, maintenant, son regard pouvait se porter bien plus loin. Entre les façades, elle pouvait mĂȘme apercevoir la place centrale oĂč des personnes passaient rĂ©guliĂšrement.

ggOn ne l'avait pas encore vue. Il y avait encore une chance. Mais il fallait se dĂ©pĂȘcher. Et se dĂ©pĂȘcher, c'Ă©tait aussi ĂȘtre moins attentive. Passer Ă  cĂŽtĂ© de l'indice qu'elle attendait tant.

ggScÿlbel sentait ses pulsations s'accélérer. Quelqu'un venait. Ses pas se rapprochaient.

gg« Vite, vite ! » soufflait-elle.

ggEt puis, c'Ă©tait lĂ . Juste devant elle. Les branches d'arbustes se croisaient et s'entremĂȘlaient, comme s'ils voulaient, eux aussi, empĂȘcher le passage, mais, au sol, la jeune femme avait remarquĂ© que l'implantation de l'herbe avait laissĂ© la trace brune de la terre ferme, tassĂ©e, foulĂ©e par les pas et sur laquelle plus rien ne pouvait pousser.

ggUne exclamation s'Ă©leva dans le cercle du village. Sans attendre de savoir si elle Ă©tait pour elle, l'Ă©trangĂšre plongea dans ce qu'il restait du sentier. Les branches lui griffĂšrent le visage et les bras, elles tentaient de la ramener auprĂšs des habitations, mais ScĂżlbel forçait. Elle forçait, prenant appui sur ce sol dur, dĂ©mĂȘlant ces branchages qui glissaient et qui, aprĂšs quelques secousses sur son passage, aprĂšs quelques bruissements de feuilles, s'immobilisaient, seulement bercĂ©s par la lĂ©gĂšre brise, comme s'ils n'avaient jamais bougĂ©.

ggTandis que Scÿlbel continuait de lutter, les bruits de sa traversée perçaient jusqu'au village, avant de s'éteindre à mesure qu'elle s'éloignait. Ses bras textesousdroitsdauteur



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