Steve Ryges

Auteur et rédacteur web

(pour plus d'informations sur la rédaction, cliquez ici)

Dans la brume, elle attendait

Oeuvre protégée par des droits d'auteur

moteur devint de plus en plus lointain, puis se tut.

ggUne route sinueuse remontait pour aboutir sur un autre panorama. Exceptionnel, lui aussi, lorsque les conditions autorisent les visiteurs à l'admirer. Avec une visibilité d'à peine une trentaine de mètres, la conductrice ne pouvait guère distinguer que les lignes pointillées blanches qui la guidaient jusqu'à Traik, tandis que quelques façades se détachaient parfois de la blancheur immaculée.

ggSc√Ņlbel ne discerna de la ville que les lueurs des lampadaires qui tentaient de se projeter sur la route m√™me en pleine journ√©e. Le reste autour se perdait dans un flou √©trange avant de se laisser happer par le vide. Des v√©hicules, devenus plus nombreux depuis que Sc√Ņlbel avait franchi la limite de l'aire urbaine, entouraient la vieille voiture. Ils allaient et venaient dans un ballet de phares qui dansaient et s'√©tiraient en de longues lignes spectrales dans un somptueux d√©sordre. Comme Treil J'Haty le lui avait indiqu√©, Sc√Ņlbel se laissa guider jusqu'√† la sortie nord-ouest de la ville. Elle y distingua ce qui devait √™tre une zone industrielle, ainsi que les premi√®res esquisses de ses b√Ętiments plus longs que hauts et aussi impressionnants de laids. Les phares autour, tourbillonnant sans cesse, se rar√©fi√®rent bient√īt, apr√®s que le v√©hicule soit sorti de Traik, et Sc√Ņlbel se retrouva √† nouveau seule avec, pour uniques compagnes, cette radio qui gr√©sillait de plus en plus et la pr√©sence vague d'une voiture, au loin derri√®re elle.

ggEn fin d'apr√®s-midi, la jeune femme se reposa devant une tasse de caf√© chaud, dans un restaurant du m√™me genre que celui de la veille ‚Äď plus rustique, peut-√™tre ‚Äď, textesousdroitsdauteur



571



devant