Steve Ryges

Auteur et rédacteur web

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Dans la brume, elle attendait

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qu'un sandwich. Elle partirait lorsque lui serait de retour. Sills n'insista pas. Il sortit et l'entrée se referma dans ce bruit si particulier que produisent les portes vitrées en claquant.

ggEt Sc√Ņlbel attendit. Elle rouvrit son livre √† la page qu'elle avait gard√©e en glissant son doigt contre la reliure, comme un signet, et se replongea dans son histoire.


ggPendant ce temps, loin de l√†, Stencir Vlost descendait la pente douce des abords du fleuve. Sept heures. Il avait √©t√© r√©veill√© cinquante minutes plus t√īt. Une autre victime avait √©t√© retrouv√©e, noy√©e. La quatri√®me, d√©j√†. Et le tueur ne s'arr√™terait pas l√†. Les journaux s'en donnaient √† cŇďur joie. Saloperie de journalistes. Ils avaient m√™me donn√© un surnom au tueur¬†: l'√Čquarrisseur. En raison de ses victimes retrouv√©es sans la peau de leur visage. Le gars se donnait un mal de chien pour qu'on ne puisse pas les reconna√ģtre. Visages d√©voilant leurs muscles et des yeux exorbit√©s, doigts tranch√©s et dents arrach√©es. Et toute cette horreur n'avait donn√© qu'un surnom. Ces connards de journalistes pensaient-ils aux victimes qui avaient tant souffert¬†? Aux familles, confront√©es chaque jour, partout, aux horreurs subies¬†? Ce gars √©tait un putain de tar√©, mais au moins, lui, il avait cette excuse-l√†.

ggL'inspecteur passa sous le ruban de délimitation de scène de crime, rencontra plusieurs de ses collègues et les gars de la scientifique, qu'il salua d'un simple hochement de tête, avant de s'arrêter auprès de son coéquipier, dont les yeux vides étaient fixés sur le textesousdroitsdauteur



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