Steve Ryges

Auteur et rédacteur web

(pour plus d'informations sur la rédaction, cliquez ici)

Dans la brume, elle attendait

Oeuvre protégée par des droits d'auteur

quel étage s'arrêter.

ggPlaqués contre les murs, ils y jetèrent un regard rapide avant de se lancer.

ggLe couloir √©tait long et large, Sc√Ņlbel et Jakce avan√ßaient lentement, l'arme au poing, dirig√©e vers le sol. Les hurlements avaient cess√© et les agents ne cherchaient pas √† savoir pourquoi. Le silence se faisait pesant, la poussi√®re flottait dans les rayons du soleil, la b√™te pouvait surgir de n'importe o√Ļ et les lieux deviendraient alors un chaos de ruines, de d√©bris et de b√©ton. Les cloisons, minces, permettaient de distinguer un bourdonnement incessant, qui indiquait ce qu'il se passait de l'autre c√īt√©, dans les appartements. La vieille moquette pourpre recouvrant le sol assourdissait leurs pas. Ils tendaient l'oreille, √† l‚Äôaff√Ľt du moindre bruit pouvant les renseigner.

ggUn cliquetis de serrure résonna dans le couloir, le silence amplifia le bruit, qui parut soudain insupportable. Une porte s'ouvrit. Les deux agents pointèrent leurs armes dans sa direction. Une ombre en sorti, par la lumière du jour se diffusant dans l'appartement par ses fenêtres, elle s'étalait sur le sol et grimpait contre le mur opposé. L'être à qui elle appartenait bougea, avança un pied, puis l'autre, et apparut dans l'encadrement de la porte.

ggC'√©tait une femme, √Ęg√©e, petite avec une robe la couvrant de la base du cou aux chevilles, un caddie de courses √† la main. Jakce d√©gaina de sa poche sa plaque de police, factice, souvent bien utile aupr√®s du public afin de ne pas √©veiller les soup√ßons en brandissant un logo que personne ne comprenait. Il lui ordonna, d'une voix ferme, bien que basse, pour ne pas entacher sa textesousdroitsdauteur



17



devant